« Je me souviens d'une berline noire arrivée à l'atelier de Mouscron il y a deux ans. Le propriétaire pensait que sa voiture était simplement "un peu terne". Une fois sous les projecteurs LED haute définition, ce qui semblait être un voile grisâtre s'est révélé être un massacre de micro-rayures circulaires, causées par des années de rouleaux automatiques. C'est là que réside toute la différence entre un lavage rapide et un véritable diagnostic de carrosserie. »
« J'ai dû lui expliquer que chaque reflet cassé était en réalité une petite vallée creusée dans le vernis. Pour corriger cela, nous ne rajoutons rien, nous égalisons la surface. Mais avant de sortir la polisseuse, il faut savoir exactement à quoi on a affaire. Est-ce une rayure profonde qui a traversé le vernis ou une simple contamination de surface ? La réponse détermine le choix du disque et de la pâte abrasive. »
« Dans notre métier, on ne travaille jamais à l'aveugle. On nettoie d'abord la zone avec une solution d'alcool isopropylique pour retirer les anciens résidus de cire qui pourraient masquer les défauts. C'est seulement après cette décontamination chimique et mécanique que la vérité apparaît. C'est une étape d'humilité face à la matière. »